CAN U17 : Le Syli Cadet privé d’une finale ?

Et si les fantômes de 2001 aux Sychelles nous faisaient vivre encore un cauchemar à trois jours de la finale la Coupe d’Afrique des Nations des moins de 17 ans, organisé cette année en Tanzanie.

Alors que la CAF a récemment débouté le Sénégal qui avait introduit une plainte concernant une suspicion sur une éventuelle fraude sur l’âge de deux joueurs guinéens, l’instance dirigeante du football africain aurait été obligé d’ouvrir une enquête pour le respect des textes de loi de sa compétition.  Éclaircissement sur ce qui pourrait se transformer en cauchemar pour tout un peuple en liesse derrière son équipe…

LES FAITS :
La Coupe d’Afrique des Nations U17 est une compétition de la CAF, qui permet aux joueurs âgés de 17 ans ou moins, d’y prendre part avec leur pays respectifs. Jusque là, tout va bien. Rien de si grave, puisque tous les joueurs guinéens inscrits dans ce tournoi, possèdent un passeport permettant de rester dans les clous du règlement. Sauf qu’après avoir saisi la Fédération Japonaise de Football, le Sénégal et le Maroc auraient constaté que 2 joueurs guinéens (Aboubacar Conté et Ahmed Tidiane Keita) qui avaient tous participé à l’International Dream Cup en Juin 2017 (un tournoi amical qui se tient chaque année au Japon) ont été inscrits à cette CAN avec des dates de naissances différentes.

Aboubacar Conté né le 13/11/2001 à l’époque aurait été enregistré avec la date de naissance suivante : 13/11/2002; alors qu’Ahmed Tidiane Keita aurait également bénéficié d’un retrait d’une année lui permettant d’être éligible pour ce tournoi (passant du 31/12/2001 au 31/12/2002).

La SITUATION ACTUELLE :
Saisie par ces deux fédérations (Sénégalaise et Marocaine, avec preuves de documents à l’appui), la Confédération Africaine de Football a tenu informé la FGF et attendrait donc dans les heures à venir une explication face à cette accusation. A côté la CAF a également activé l’article 32 du règlement de la compétition qui stipule ceci : « Si la CAF apprend, quelle que soit la source, qu’une fraude et/ou falsification de documents accomplis par quelques moyen et/ou support que ce soit, a été commise par une ou plusieurs équipes, une enquête sera ouverte ».

QUE RISQUE LA GUINEE ?
Si les faits son avérés, ou si les avocats des parties plaignantes obtiennent gain de cause, et que la CAF applique simplement la loi, donc en l’occurrence l’article 33 du règlement qui veut « qu’au cas où les faits incriminés seraient avérés, l’association nationale reconnue coupable sera suspendue de participation aux deux éditions suivantes de la CAN U17 et son équipe sera éliminée de la compétition si cette dernière est toujours en cours. »

Si en 2001, c’est à cause de l’ingérence politique (dissolution de la FGF à l’époque) que la CAF avait malheureusement dû sanctionner le Syli Cadet et la priver d’une finale face au Nigéria, cette fois-ci ça serait à cause d’une mauvaise gestion administrative, ou plutôt d’une pratique courante dans le football africain que la Guinée devra plier. Il serait opportun de rappeler qu’en début du tournoi, les tests IRM avaient épinglés deux joueurs guinéens…

DES CAS PAR LE PASSE ?
En 2001, la CAF n’avait pas hésité de reprendre le Burkina Faso (battu en demi  finale par la Guinée justement) pour jouer la finale du tournoi, en décalant le calendrier d’un jour. Ou plus loin, en 2009, lors que la CAF avait pris la décision de disqualifier le Niger qui avait aligné un joueur âgé de 22 ans. Ou lors des éliminatoires de cette édition, le Bénin s’est vu disqualifié après avoir été épinglé en séléctionnant une dizaine de joueurs dont l’âge dépasse les 17 ans…

La rédaction

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