Comité de Soutien : Les raisons d’un échec !

Contrairement aux éditions précédentes, cette année les Guinéens ne semblent pas être très motivés à accompagner  le  Comité National du Soutien au syli national  pour  la mobilisation de fonds.
Il faut rappeler que la moisson est maigre, voire assez maigre. Car en 2012, le Comité d’alors avait réussi à mobiliser un peu plus de 13 milliards de francs guinéens, en 2015 au Gabon, un peu plus de 9 milliards de francs guinéens. Alors que cette année, à 11 jours du coup d’envoi de la coupe d’Afrique des nations  Egypte 2019, le Comité n’a pu mobiliser que 2 milliards 61 millions 724 mille de nos francs. Un chiffre moins intéressant quand on parle du syli national. Surtout lorsqu’on le compare aux éditions précédentes… Les Guinéens ont-ils perdu leur flamme pour leur équipe nationale ? Pas si sûr…
Qu’est-ce qui expliquerait donc cet état de fait ?
Le Mauvais Exemple de la Primature ?
Il ne faut pas négliger le mauvais coup d’envoi de la primature, incarné par Ibrahima Kassory Fofana. Il faut rappeler qu’il n’avait donné que 50 millions de francs guinéens. Pourtant, il incarne la première personnalité du gouvernement. Par conséquent, il empêcherait ainsi les ministères d’aller au-delà d’un tel  montant   au risque d’être au dessus du numéro un du gouvernement. Force est de  dire que, s’il avait donné un coup d’envoi éloquent, il aurait certainement créé l’émulation entre les ministères…
Sans résultats, difficile de continuer à dépenser pour eux…
Le  syli national de Guinée réunit tous les Guinéens sans distinction aucune. Cela est un secret de polichinelle.  Ce qui rassemble les Guinéens autour du syli est plus fort que ce qui les divise. Cependant, il ne faut jamais occulter que cette équipe a déçu moult citoyens guinées ces dernières éditions. Le syli national a découragé beaucoup de supporters qui ont assez souffert dans leurs âmes. Seulement les fanatiques restent  accrochés à cette  équipe nationale. Et ce,  en dépit de cette nouvelle attraction qui est visible autour depuis l’arrivée du Belge,  Paul Put. Il est certainement difficile et très difficile que ces indécis acceptent de mettre la main dans la poche et donner beaucoup de millions pour une équipe qui ne  donne pas des résultats satisfaisants à son peuple.
 D’ailleurs, pour certains parmi eux, dans un  coin de leurs têtes, mettre des moyens dans cette équipe,  ce ne  sont que des francs âprement  acquis qui seront jetés  par la fenêtre. Parceque, force est de reconnaître que,  depuis plusieurs éditions, le tricolore guinéen a brisé le rêve de beaucoup de Guinéens.
Le contexte politique actuel, un blocage au levé de fonds ?
Toujours est-il que, le  fameux projet d’une  « nouvelle constitution » exige beaucoup de milliards et le syli également, mauvaise coïncidence pour l’actuel  football guinéen.
C’est difficile d’en parler, la vérité fait mal aux yeux, mais ne les creve Jamais, dit-on. Comme il est  nécessaire de  toucher du doigt à la plaie, allons droit au but comme disent les Marseillais. Actuellement le gouvernement guinéen a deux projets « budgétivores »: la nouvelle constitution, pour que cela soit une réalité, il faut obligatoirement injecter  assez des  milliards afin  que certains accompagnent un tel projet. Alors que de l’autre côté, le syli national a autant besoin des milliards pour que les résultats tant escomptés arrivent enfin…
Malheureusement, certains observateurs aguerris laissent entendre que, la compétition est mal venue aux yeux d’un gouvernement qui respire politique et qui oublie cruellement le sport dans sa politique générale.
La chasse aux « prédateurs économiques » déclenchée contre certains commis de l’Etat depuis l’arrivée de Kassory Fofana à la primature pourrait pousser les malins politiques à se méfier pour ne pas attirer la foudre sur eux,  au moment opportun. On sait jamais, le chante-t-on. Vouloir donner au-delà de la primature, les fouineurs » téléguidés » risquent de s’intéresser à votre gestion. Connaissant ce qui se trame souvent dans les différents ministères, le mieux,  c’est d’être derrière le numéro un du gouvernement.
Une Crise économique visible dans le pays…
Plus loin, certains observateurs guinéens avertis  refusent d’écarter les difficultés économiques qui frappent à plein fouet bon nombre de guinéens ces derniers temps. Chose qui pourrait forcément mettre des bâtons dans les roues des   » donateurs » du syli national. Ne est-on pas que la charité bien ordonnée commence par soi-même… Bonne chance au Comité National du Soutien au syli national pour la suite de la croisade!
Diongassy BAH

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