LES INCAPABLES !

???????????????????????????????Souvent adoubé par son jeu technique, léché et plein de génie, le Syli National de Guinée est tombé de haut cet après midi à Malabo, face au Ghana (3-0). Face à des Black Stars moins impressionnants mais plus efficace et plus concentrés, les coéquipiers d’Ibrahima Traoré ont montré leur limite. Les mêmes que les générations précédentes, voire pire ! Preuve que la révolution annoncée avec cette nouvelle génération est loin d’être entamée…

Qualifiée sans avoir gagné le moindre match dans son groupe, la Guinée avait le bénéfice du doute après avoir été poussé par le sort dans ces quarts de finals de cette CAN. En compagnie de la Côte d’Ivoire, du Cameroun (tous deux mondialistes), et du Mali (demi finaliste en 2012 et 2013), l’essentiel était peut-être de ne pas perdre. Comme le rappelait le capitaine Ibrahima Traoré, surement à juste titre d’ailleurs, aux lendemains de la qualification de ses coéquipiers pour les quarts  » Personne ne nous voyait passer dans cette poule très relevée… ». Décidément le sentiment de se satisfaire du peu reste toujours une des valeurs de cette équipe du Syli. Se limiter aux résultats, sans analyser le contenu. Se sentir toujours persécutés par le monde qui les entoure sans avoir un sentiment de culpabilité pour mieux réagir. De l’orgueil, de la grinta…Rien ! Ces joueurs aux égos pouvant rendre jaloux Cristiano Ronaldo préfèrent se voir plus beau et plus haut que les faits qui parlent d’eux mêmes.

Cet après midi face au Ghana, on aura peut-être vu le pire visage du Syli National des dix dernières années. Un jour sans ? Sûrement pas, car les carences techniques affichées ce soir s’inscrivent dans la continuité des piètres perfomances affichées depuis le début de cette CAN. Mis à part quelques périodes fastes dans le jeu, on peut citer la fin de la première période face au Cameroun, ou encore les minutes qui ont suivi le quart de jeu face au Mali, cette équipe aura offert un spectacle désolant tout au long du tournoi. Les 78% de passes réussites face aux Lions Indomptables n’est qu’un gros arbre qui cache la forêt. Car cette forêt guinéenne s’est dévoilée face aux coéquipiers d’André Ayew.

Conscient des faiblesses de son équipe, Michel Dussuyer a essayé de reprendre la main dans son onze de départ. Out Issiaga Sylla (sauf sa seconde période face au Cameroun, le latéral toulousain est complètement passé à côté de sa compétition) et Mohamed Yattara (buteur face à la Côte d’Ivoire, l’attaquant de l’OL n’a fait que convaincre Fournier dans ses choix de le mettre aux oubliettes). Ibrahima Sory Conté retrouve son poste dans l’entre jeu aux côtés de Fofana et l’éternel Constant, dont on espérait toujours voir la lumière éclaircir cette pénombre guinéenne.Et Abdoul Razzagui mettra sa vitesse de pointe au service du collectif pour aller chercher les hommes d’Avram Grant. Place à Djibril Paye plus défensif pour tenter de gêner Atsu dans ses courses. En attaque, Idrissa Sylla à peine revenu de blessure, donc forcément en manque de rythme et de fraîcheur, est directement lancé dans le bain dans un match capital.

Face à un Syli totalement désorganisé sur le terrain, les Balck Stars ne vont pas tarder à donner le ton. Libre de tout marquage depuis le début de l’action, Atsu se retrouve seul dans la surface de réparation. L’ailier ghanéen reprend d’un plat du pied parfait une talonnade d’André Ayew, et trompe le dernier rempart guinéen (4è). Chamboulée, la défense guinéenne a chavirer devant la force de percussion des Black Stars. Privé de Florentin Pogba, l’arrière garde guinéenne n’arrête plus d’afficher des lacune, symbolisées par un Baissama Sankoh aux abois. Cueilli à froid, on attendait une réaction du Syli. Mais celle-ci sera très timide. A l’image ce contrôle raté de d’Idrissa Sylla sur l’un des rares centrés réussis par Kévin Constant dans ce tournoi…

Incapable de poser le jeu pour aller chercher le Ghana, le Syli va à nouveau afficher ses carences dans cette rencontre où le Ghana a préféré gérer. Juste avant la mi-temps, Baissama Sankoh tout seul, servi sur une touche, réussit l’exploit de rater son dégagement. Son ballon trouve Appiah, préféré à Jordan Ayew, qui crucifie le Naby Yattara pour le 2-0.

Au retour des vestiaires, Mohamed Yattara retrouve sa place de titulaire. Idrissa Sylla n’aura pas tenu le choc, et retrouve l’infirmerie. Le Ghana s’impose dans les duels physiques, et l’entre-jeu du Syli est mis à mal par la puissance des Black Stars. Michel Dussuyer décide enfin de sortir son génie, Kévin Constant. Le sélectionneur français lance le jeune Naby Kéita pour apporter de la fraîcheur et permettre la construction dans ce secteur clé du terrain. Le Syli commence à sortir la tête de l’eau, à l’image de ce coup-franc obtenu par les hommes de Dussuyer. Mais Ibrahima Traoré opte pour la solution individuelle, et rate totalement le cadre (58è). Trois minutes plus tard, Atsu fait jaillir la lumière d’une superbe frappe. Le Ghanéen a le temps de contrôler le ballon de la poitrine, ensuite du pied avant de fixer Paye et de déclencher une frappe soudaine qui surprend Naby Yattara et vient se loger sous sa transversale. Foudroyé par le réalisme et la maturité des Black Stars, les guinéens obtiennent en fin leur premier occasion à un quart d’heure du terme. Ibrahima Sory Conté est à la retombée d’un ballon boxé par le gardien ghanéen. Mais le joueur d’Anderlecht n’arrive pas à trouver le cadre à son tour. En 90 minutes, les hommes de Michel Dussuyer auront été incapables de cadrer un seul tir. Résignés, battus et conscients que la fin approche, les nerfs vont prendre le dessus dans cette rencontre. Naby Yattara sort de son match et découpe Gyan Asamoah qui partait seul au but. Le gardien guinéen sera logiquement expulsé. Cette sortie tête baissée du gardien guinéen restera comme le symbole d’une impuissance qui aura caractérisée cette équipe guinéenne tout au long de cette trentième édition de la CAN.

Annoncé comme un effectif pétri de talents, le Syli baisse le rideau de sa compétition sans avoir remporté le moindre match dans cette compétition. Avec six buts encaissés, et seulement trois buts marqués dont un pénalty transformé, cette CAN devrait vite être oubliée en situant les responsabilités de tout un chacun pour de lendemains meilleurs dans le football guinéen.

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