CONSTANT, LA FIN DU MYTHE…

Kevin-ConstantIl parait qu’il y’a de ces joueurs qui jouissent d’un statut d’intouchable. Des joueurs dont une critique à leur endroit serait égale voir pire qu’un blasphème. Après avoir méprisé tout le monde dans le passé, Kévin Constant nous avait vendu du rêve avant d’entamer cette CAN 2015. Le joueur de Trabzonspor nous avait promis monts et merveilles pour ce tournoi. Mais au final, sa nonchalance sur le terrain et son arrogance dans ses déclarations ont marqué le pas. Le pire, c’est que certains supporters approuvent et applaudissent à l’unisson ce visage pitoyable affiché par l’ancien milanais dans cette CAN. Cette Coupe d’Afrique des Nations, sa première de sa carrière, était le passage au révélateur pour l’ancien joueur du Milan AC…

Mais après tout ce n’est peut être pas de sa faute. Personne ne lui a rappelé qu’aujourd’hui tous ses coéquipiers en EDF U17, les Benzema, Nasri et Jeremy Menez cotoient le haut niveau et n’arrête pas d’enchanter le monde du football. Personne ne lui a rappelé que lui, buteur après 12 secondes de jeu (restant à ce jour le but le plus rapide de l’histoire de la compétition) en finale face à l’Espagne, a été obligé de se sacrifier et évoluer au poste de défenseur pour avoir une place au Milan AC. Personne ne lui a rappelé qu’après une année de réflexion, en vérité il attendait une sélection en EDF, il a finalement accepté de rejoindre le Syli. Se rendant à l’évidence que la France du football n’avait pas de place pour un joueur de son niveau. Personne ne lui a jamais dit que le grand Milan c’était bien avant lui, et qu’aujourd’hui dans les rues de Milan le nom de Kévin rime plutôt avec échec.

En même temps qu’est-ce que vaut le Syli ? Une équipe qui végète et qui n’arrête plus de se chercher. Vendant toujours du rêve sans jamais concrétiser sur le pré. Kévin en est conscient et il n’a jamais raté l’occasion d’amener chier toute la Guinée du football. A la veille de la CAN 2012, le joueur préfère se consacrer à son nouveau club du Milan. En même temps comment ne pas préférer le caviar à la soupe ratatinée épicée au goût africain, pour ne pas dire le mafé ? Grande gueule comme ses anciens coéquipiers Nasri et Ben Arfa, le natif de Fréjus n’a jamais hésité à allumer la fédération guinéenne de football et son organisation truffée d’amateurisme. Perfectionniste, Constant a le mérite d’avoir toujours voulu améliorer les choses autour du Syli National en particulier, mais aussi du football guinéen en général. Mais sauf qu’avec ce genre de discours on ne peut pas se permettre de passer à côté de sa toute première CAN à 27ans. Nonchalant, l’ancien joueur du Milan ne fournit jamais les efforts nécessaires pour revenir quand son équipe n’a pas le ballon. La preuve manifeste est ce but marqué par Atsu à la 4ème minute où  Kévin à cinq mètres du joueur ghanéen préfère feinter son adversaire du regard et croire que « les autres » feront le taf. Quand on s’acharne sur une fédération pour les choses changent, on est dans l’obligation de proposer mieux sur le terrain. Oui une Panenka, c’est du total régale pour les yeux. Mais pas lorsqu’on traverse tous les matchs tel un fantôme en perte de boussole.

Pourtant il a appris au Milan ce qu’est ce que l’exigence, les sacrifices, la concentration sur un terrain. Sans rechigné l’international guinéen faisait partie des premiers à venir à Milanello pour les séances d’entraînements d’après nos informations. Mais en Guinée, Kévin Constant répond à une convocation quand bon lui semble. Face au Mali en amical l’année dernière, le joueur décidait de rester dans le mutisme en bloquant toute liaison avec lui. Off les portables, pas de réponses aux mails envoyés par l’entraîneur et le staff et la fédération. Contrairement aux autres joueurs du Syli, Kévin avait le don de ne jamais recevoir les convocations que lui envoyait la Fédé. Comme par hasard… Avec 3 ballons récupérés en 4 matchs et un seul centre réussit, le talent supposé de Kévin Constant est resté un mythe difficile à rationaliser dans cette CAN.

En manque de sollicitation sur le marché des transferts, le joueur s’est retrouvé à Trabzonspor dans le championnat turc. Comme par hasard c’est à ce moment là que Kévin Constant accepte de jouer une CAN pour le pays qu’il dit tant aimé mais dont il ne chante jamais l’hymne national avant chaque rencontre. Etre un joueur de talent, ce qui n’est visiblement son cas après ses piètres performances dans ce tournoi, n’excuse pas tout. Le pays, la nation et l’équipe nationale s’impose au dessus de tous. Malheureusement, Kévin Constant, sans foi ni loi, peut traîner son arrogance sans risque d’être inquiété surtout lorsqu’il est adulé par ceux qui l’élèvent au rang d’intouchable. Désormais le Syli ne doit rien à Kévin. Au contraire, c’est à présent à lui de se faire accepter dans une sélection où il se sera plus distingué par ses sorties médiatiques et ses frasques que pour ce qu’il est censé savoir faire, jouer au foot ! Mais pour lui faire comprendre celà, il faudra du courage à nos dirigeants. Et ça, ce n’est pas gagné…

Alpha BALDE

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