SYLI : RIEN NE VA PLUS ENTRE ZAYATTE ET TRAORE

ztDécidément il y’a réellement eu des problèmes d’égos dans le groupe du Syli National,  comme on l’a rapporté durant la dernière Coupe d’Afrique des Nations en Guinée Equatoriale. Actuellement en vacances en Guinée, le défenseur du Syli, Kamil Zayatte s’est confié longuement à nos confrères de foot224.

Dans cet entretien, l’ex capitaine du Syli National n’a pas été tendre avec son successeur, mais aussi avec les binationaux :   » On avait décidé de ne pas aller sans notre argent. On avait mis un petit comité en place pour représenter l’équipe. Il y avait Ibrahima Traoré, Kevin ne voulait pas, Razzagui, Fodé Camara, Naby Yattara et moi. Un ministre m’a appelé pour me dire qu’ils ont fait des efforts et qu’il nous revenait d’en faire autant pour faire avancer les choses. On a dit d’accord Ibou et moi et qu’on allait rencontrer les autres. Mais il y avait deux camps dans l’équipe. Il y a les binationaux qui venaient d’Europe qui ne voulaient pas partir et il y a les natifs de Conakry qui voulaient partir. Vu que les binationaux étaient un peu influents, certains natifs de Conakry ont rejoint leur rang. Je leur ai expliqué la situation et je leur ai dit, allons à la CAN jouons et oublions tout le monde. On a appelé Salifou et la ministre des sports pour leur faire part de notre décision. Mais il y a eu des embrouilles dans la salle et Ibrahima Traoré ne voulait pas prendre de décision sur l’envie d’aller à la CAN ou non, même ses potes binationaux se sont révoltés contre lui. Il a dit qu’il était neutre alors qu’il était vice-capitaine. Quand on a eu le ministre au téléphone un peu plus tôt, je m’étais mis d’accord avec lui mais une fois dans la salle, il s’est énervé et a refusé de prendre une décision. On est passé au vote et la majorité ne voulait pas partir. Ils ont demandé au capitaine que j’étais de décider donc, mais moi j’ai dis que ça ne sert à rien de me dire de décider alors que tout le monde a décidé de ne pas partir. J’ai dis devant tout le monde que je veux qu’on aille. Ils ont dit non, on a décidé de na pas y aller. J’ai dis dans ce cas rentrons nous coucher, la nuit portera conseil. J’ai ensuite rencontré Salifou et Domani qui ‘étaient très inquiets et qui m’ont parlé comme leur frère. J’ai aussi discuté avec le coach qui m’a dit qu’on ne pouvait pas rester sur nos positions à trois jours de la CAN. Je leur ai ensuite dit de rentrer et que moi j’allais amener cette équipe à la CAN parce que je sais que le jour où ça va péter, c’est chez nous qu’ils vont gâter à Conakry et ce sont nos parents qu’ils vont insulter. Je dis les binationaux, après la CAN, ils vont prendre leurs affaires et rentrer en Europe. Et c’est ce qui s’est passé. On s’est fait éliminer, ils ont pris leurs affaires et ils sont rentrés en Europe. Et si vous voyez, ce sont les gens qui venaient de Conakry qui ont été critiqués après l’élimination, en partie Naby Yattara et moi.  La grève, ce n’était pas pour de l’argent mais c’était pour montrer que nous aussi on pouvait bloquer quelque chose et être unis. Je suis par la suite rentré dans la chambre de chaque joueur pour expliquer ce qu’on attend de nous à Conakry. Il ne fallait pas qu’on aille jusqu’au bout de bout idées parce que ça allait se retourner contre nous. Ils ont dit qu’ils ont compris et le matin on a pris le vol pour partir en Guinée Equatoriale. Ce même matin, tout le monde était habillé en uniforme sauf Ibrahima Traoré, Ibrahima Conté, Naby Keita et Seydouba Soumah qui étaient en shirt. Quandd j’ai parlé aux trois autres, ils se sont changés. Je suis venu le voir pour lui dire, Ibou il faut te changer pour te mettre en jogging comme tout le monde. Il m’a dit non, qu’il ne peut pas le faire.  Je lui ai dis qu’il est le vice-capitaine et qu’il devait donner l’exemple. Il a refusé. J’ai été voir le coach qui lui a également parlé mais il n’a pas voulu.  Il a voyagé habillé différemment de toute l’équipe et c’est la seule fois que j’ai eu une embrouille avec Ibou. J’ai appris ensuite que je montais les uns contre les autres pour une histoire de brassard. Jamais. Quand j’apprends des choses comme ça, ça ma révolte. Mis à part l’histoire du brassard, Ibou Traoré c’est mon cousin. On se parle tout le temps, on se parlait plutôt tout le temps. On s’envoyait souvent des messages. »

Un peu plus, le défenseur de Shiefield Wednesday affirme qu’il n’y’a plus aucun échange entre lui et le joueur de M. Gladbach. S’étonnant d’ailleurs du changement de comportement de ce dernier envers sa personne. Le chantier s’annonce donc très sérieux pour Luis Fernandez chargé de calmer les égos dans cette sélection aux allures de cours de récréation.

 

Alpha BALDE

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