LIGUE 1 : QUAND ANTONIO SOUARE ALLUME L’ASK

AntoniSHACAlors qu’il vient de remporter son quatrième titre de champion national sur les cinq dernières saisons de Ligue 1, Antonio Souaré n’est pas pour autant l’homme le plus heureux du football guinéen.

Dans un entretien qu’il nous accordé à son siège, le président du Horoya A.C prévient ses rivaux : « Les gens de l’ASK ne connaissent pas le football. Ceux qui ont parlé de cette situation d’étrangers ne connaissent pas le football. Le football ne se gagne pas en dehors du terrain. Le tapis vert là, c’est fini. Si tu ne mérites pas, tu ne gagneras pas. Les lois du foot seront respectées. ».

En perdant le titre la saison dernière, Antonio Souaré estime avoir fait un geste pour sauver le football guinéen d’un blocage qui aurait pu pénaliser l’évolution du cuir rond dans le pays, notamment au près de la FIFA : « Ce qui est arrivé dans le cas Gal peut arriver à tout club. Gal venait d’une suspension qu’il a purgée. Face à Batè, les coachs l’ont aligné parce qu’il n’avait pas joué le précédent match. Ensuite, il y a l’AS Kaloum qui ne jouait pas avec nous qui porte une évocation. On a dit non il vient d’une suspension. L’article n’était pas clair. J’aurai pu refuser et prendre mon titre de champion. C’est pourquoi cette année j’ai donné une leçon aux gens. ».

Alors que sa direction était pointée du doigt la saison dernière pour avoir aligné plusieurs joueurs étrangers, ce qui avait valu une suspension financière et administrative au club, le boss des rouges et blancs défend sa direction avant de pointer du doigt l’amateurisme qui entoure le football guinéen : « Lorsqu’on parle d’étrangers, les clubs sont de nos jours des sociétés et lorsque c’est le cas, tu es soumis aux règles de l’OHADA et dans l’espace CEDEAO, il n’y a pas d’étrangers. Horoya n’a qu’un seul étranger, c’est Dipita. On ne peut pas être dans cet espace et faire d’autres lois. Comme ils ne connaissent pas les règlements et l’année dernière j’ai accepté de perdre trois points que je ne devais pas perdre, on va être là. Ils parlent d’étranger, mais tu ne peux pas aujourd’hui dire que tu ne peux pas voyager au Sénégal avec ta carte d’identité, ce que tu ne peux pas faire pour aller au Cameroun. Moi je me suis basé sur ces lois de la CEDEAO. Il faut qu’on arrête. Le football, ce n’est pas de la voyoucratie. Moi je serai là désormais pour réclamer mes droits, et quiconque sort, il me trouvera sur son chemin. Personne ne pourra arrêter la marche du Horoya. Si on perd, ça sera de façon normale mais plus par des bêtises. »

 

Alpha BALDE

Twitter : @alphabalde91

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