CM U17 : LES CADETS GUINÉENS RÉCLAMENT A NOUVEAU LEUR INDEMNITÉ

syli cadet fortÉliminée dès le premier tour de la 16e édition de Coupe du Monde des moins de 17 ans au Chili, l’équipe cadette guinéenne est rentrée au bercail dans la nuit du dimanche à lundi dans la plus grande discrétion. Comme il fallait s’y attendre, les jeunes footballeurs reviennent au pays avec des problèmes liés encore une fois à leur indemnité de participation au mondial chilien.

 

 A en croire nos sources, c’est sur fond de crise que la délégation guinéenne a regagné Conakry dimanche après la courte aventure des cadets guinéens à la Coupe du Monde U17 Chili 2015. Alors que les primes de qualification et les indemnités (3000 + 2000 dollars) n’avaient été payées qu’à la veille de leur départ pour la compétition avec beaucoup de négociations, les jeunots guinéens devront encore batailler dur pour obtenir leur gain de la part des autorités sportives notamment le ministère des Sports. Selon nos sources, le ministère en charge des Sports exclurait l’idée de payer à nouveau des indemnités qui reviennent aux joueurs et encadreurs du Syli cadet. Malgré cette élimination de l’équipe cadette guinéenne à cette compétition, ce lundi les joueurs ont investit les locaux de la primature pour exprimer leur ralbol et ‘’le manque d’humanisme de la par des dirigeants sportifs guinéens’’. Selon le capitaine de l’équipe, Mory Kourouma « après les trois matchs disputés, on a rien reçu comme argent. Nous sommes rentrés en Guinée en parents pauvres, même le transport, ils ne nous ont pas donné. Pourtant on a sacrifié deux années scolaires pour la patrie pendant que certains parmi nous devaient passer le brevet et le bac. Qu’est ce qu’on va dire à nos parents ? Quel avenir pour nous ? ». Dénonce Mohamed Mory Kourouma.

Aujourd’hui, excepté le Syli national senior, les autres équipes (cadette, junior et locale) sont abandonnées à elles mêmes. Des vraies réponses devraient être données par les autorités sportives guinéennes sur un certain nombre de questions relatives à la gestion des autres équipes nationales du pays. Une équipe qui participe aux phases finales d’une Coupe du Monde de la FIFA mérite-elle un tel sort ? Comment les budgets sont ficelés au niveau du ministère des sports pour de telles compétitions ?

Avec toutes ces interrogations, il ressort clairement que ceux qui ont fait le budget de participation des cadets guinéens à cette Coupe du monde ont complètement oublié l’essentiel des choses ou tout simplement l’ont fait pour d’autres fins qui leur sont propres. Comme partout dans le monde, les sportifs ne mouillent pas le maillot seulement pour un simple plaisir. Il est prédéfinie que des budgets soient votés et prévus pour les footballeurs dans leur participation en cas de défaite, match nul ou victoire. Mais pour ce qui est de la Guinée, c’est tout un amateurisme qui caractérise la gestion de notre football à tous les niveaux. Ce n’est pas parce qu’ils sont gamins qu’ils ne méritent pas d’être primés ou parce qu’ils ont été éliminés dès le premier tour de la compétition. Pourtant ce n’est pas par manque de moyens que les autorités sportives ont agi de la sorte car il y a eu des gens qui ont perçu de l’argent sans pour autant rendre service à la nation comme nous le révèle le capitaine Kourouma. « Certaines personnes qui n’ont fait que deux jours au Chili ont perçu 2.300 dollars pourtant nous rien ». Des sources sures confirment cette informations. Le ministère des Sports et la Fédération ont envoyé des gens à cette compétition juste pour faire du tourisme et percevoir ces perdièmes sur le dos de l’État et abandonner ceux qui ont permis à la Guinée de participer à cette compétition, les vrais acteurs que sont ces jeunes. Si on veut aller loin dans notre football, ces pratiques doivent être arrêtées et que le ministère des Sport qui est le représentant de l’État définisse les bases au préalable sur les conditions d’octroi des primes comme le stipule l’arrêté 1994 remplacé par celui 1998 par le ministre d’alors Sanoussy Bantama Sow. Comme le disait l’autre, « Il faut donc rendre à César ce qui appartient à César ».

 

Après avoir rencontré le premier ministre, ce dernier a promis d’exposer le problème en conseil des ministres afin de trouver solution idoines pour rétablir les enfants dans leur droit le plus absolu. Ce mardi, une autre rencontre est prévue entre les joueurs et le premier ministre Mohamed Said Fofana. Affaire à suivre…

 

 

 

 

La rédaction

 

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