ATLETICO MADRID : « CHOLO » SIMEONE, LE GOUROU

simArrivé en Décembre 2011 dans la capitale espagnole, l’ex international argentin a réussi à faire de l’Atlético Madrid un club respecté et désormais craint dans le royaume.

Vous avez un seul homme et votre vie est comblée. Cette phrase pourrait résumer parfaitement l’histoire entre les Colchoneros et Diego Simeone. Lorsque l’entraineur argentin arrivait au banc des rouges et blancs à l’hiver 2011, nombreux sont les observateurs qui se montraient sceptiques, à juste titre ?, à l’idée de voir débarquer un coach novice, qui n’avait jusque-là connu que le championnat argentin, dans la grande arène du foot européen. Quid de son passé qui ne jouait guère en sa faveur, les socios se demandaient si cet homme charismatique tiendrait la baraque après le départ de l’excellent Quique Sanchez Flores. Celui-là même qui a redonné le goût des succès inoubliables à l’Atlético. Tout d’abord en faisant tomber les anglais de Fulham en finale de la Ligue Europa (2-1) en 2010, avant de confirmer en super coupe d’Europe face à l’Inter de Rafael Benitez (2-0).

Mais cet entraîneur charismatique au physique bien soigné, ne va pas tarder à conquérir son nouveau public. Deux ans après la victoire finale face à Fulham, les Colchoneros soulèvent à nouveau la Ligue Europe grâce à un succès qui aura beaucoup marqué dans la manière et la maîtrise des hommes de Simeone (3-0) à Bucarest. Quelques mois plus tard, c’est au tour de Chelsea de tester la force de frappe madrilène. Les Blues sont dépassés par les évènements et plient (4-1) dans ce match qui restera sensationnel. Comme en 2010, l’Atletico renaît de ses cendres. Et cette fois avec la manière. Mais surtout avec un homme sur son banc : Diego Simeone.

Les années qui vont suivre vont confirmer le talent de cet entraîneur au caractère bien trempé comme lorsqu’il évoluait sur les pelouses de la Série A sous la tunique biancoceleste de la Lazio de Rome. La suite sera une histoire de décima pour le club. En 2013, les matelassiers remportent leur dixième coupe du roi face au rival éternel, le Real Madrid à Bernabeu. A partir de ce moment plus aucun doute ne subsiste : « Cholo » Simeone est le maître de la situation. Il apportera la cerise sur le gâteau en raflant le championnat au nez et à la barbe du Real et du Barça la saison dernière.

Malgré une défaite en finale de Ligue des Champions en Mai dernier face au Real, et le départ de quelques cadres comme Diego Costa, Courtois ou encore Filipe Luis, l’équipe a su garder son style et son abnégation. La preuve, une victoire hier soir en supercoupe d’Espagne face au même Real. Si on ne peut pas parler de vengeance vu l’importance incomparable des deux trophées, on pourra tout de même souligné que Simeone vient de mettre un terme à la malédiction de Calderon. Car en effet, depuis la saison 98/99, l’Atletico Madrid n’avait plus battu les Merengues à Vicente Calderon. En mettant fin à une série de 14 ans sans battre le grand rival du Real, celui qui affectionne particulièrement José Mourinho vient d’enregistrer hier soir sa troisième victoire lors des deux dernières saisons dans les derbys madrilènes.

 

Alpha BALDE

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