Horoya AC : Khadim Ndiaye flingue le rival de Kaloum !

Khadim N’Diaye 🇸🇳: L’AS Kaloum, c’est des jaloux… (Entretien exclusif)

Gardien du Horoya AC🇬🇳 et de l’équipe nationale du Sénégal🇸🇳, le vétéran Khadim Ndiaye a accordé un entretien exclusif au journal SoFoot, dans lequel il nous présente son parcours cabossé. Le natif de Saint Louis nous parle également du Horoya AC, du football guinéen, mais aussi et surtout de la rivalité entre son club et l’AS Kaloum, un autre géant du football guinéen.

En évoquant sa position en sélection nationale, Khadim Ndiaye a laissé entendre :
« En club, on peut me forcer à jouer même blessé, mais en équipe nationale, il y a tellement de concurrence… »

Oui, il parle bien du Horoya AC, ce club guinéen où il est depuis quelques années un titulaire indiscutable et indispensable. Mais l’international sénégalais ne s’est pas arrêté là :

« C’est un club de Matam, une des cinq communes de Conakry. un club mythique récemment sacré champion de Guinée pour la 15e fois. Le président Mamadou Antonio Souaré a pris la tête du club en 2012. C’est un homme d’affaires qui est prêt à intercéder pour le bien de son pays et qui n’attend rien en retour. Grâce à sa fortune, il a permis l’arrivée de joueurs de haut niveau, il y a des Sénégalais, des Congolais, des Guinéens, des Burkinabés. Le recrutement est panafricain, un peu comme au TP Mazembe. L’objectif qu’il s’est fixé, quand il a pris l’équipe, c’était d’entrer dans les phases de poules de la Ligue des champions dans les cinq ans. Et cela s’est réalisé.»

Mais au moment de nous parlé du championnat guinéen proprement dit, il balance sans réserve :

« Au niveau du championnat, Conakry est une ville animée par une rivalité incandescente entre trois clubs : le Horoya, le Hafia et l’AS Kaloum, les trois équipes les plus titrées du pays.
Quand je suis venu ici, j’ai adhéré avec le peuple, et je commence vraiment à apprécier cette concurrence.
Entre le Horoya et le Hafia, la rivalité est saine. On joue le match, c’est tendu sur le terrain, mais il n’y a pas de problème une fois la rencontre terminée. En revanche, si on joue contre l’AS Kalloum, il n’y a même pas de salutations, pas de collaboration, rien du tout. (Rires.) Ce sont des jaloux…»

Cependant, Khadim Ndiaye pense que le football guinéen a beaucoup progressé et a insisté sur le fait que ces rivalités soit bénéfiques pour le football local :

« Depuis que je suis arrivé, en 2014, le niveau du championnat augmente. Il y a quelques années, on pouvait enchaîner les 4-0, mais désormais c’est plus difficile. Les matchs, on ne les gagne pas comme ça, attention. Cette saison, c’étaient des 1-0, des 2-1, des matchs au couteau. Des joueurs étrangers arrivent dans les autres équipes pour nous concurrencer et ça tire tout le monde vers le haut.»

Sur sa fameuse déclaration faite à la presse locale : « Même si le Real me voulait, je ne quitterais pas le Horoya », Khadim Ndiaye a apporté quelques petites précisions…

« En fait, c’était dans le sens figuré. (Rires.) Plus sérieusement, je suis très attaché au Horoya AC et je m’en contente. Ce sont eux qui m’ont relancé à un point mort de ma carrière. Ils m’ont donné le temps de jeu et la confiance qui m’ont permis d’être compétitif.»

Pour la suite de l’entretien, le gardien sénégalais nous a fait des confidences sur ses qualités et ses défauts :

« Ma principale qualité, c’est que j’aime travailler. Si je travaille bien, je sais que je peux arriver en tout.» avant d’ajouter :

« Quand tu fais un bon match, ta famille est fière, ton président te respecte, ton pays te respecte. Mais quand tu n’es pas bon, tu es insulté. On ne peut pas être parfait à 100%. Mon ancien entraîneur, Adama Traoré, jugeait que j’avais des problèmes au niveau de la concentration pendant les matchs. Il m’a beaucoup fait travailler sur ce point. Il m’a préparé sur beaucoup d’aspects mentaux. À l’époque, je lui ai demandé comment faire pour mieux se concentrer. “Ne te laisse pas distraire”, qu’il m’a dit. “Quand tu joues un match de football le samedi, laisse les femmes, laisse les potes, concentre-toi sur le ballon, et après, quand c’est fini, tu fais ta vie.” J’ai essayé, et ce n’était pas facile. (Rires.) Mais j’ai réussi. J’ai eu des résultats positifs par rapport à ça. C’est important, car le poste de gardien de but est très exposé. Quand tu fais un bon match, ta famille est fière, ton président te respecte, ton pays te respecte. Mais quand tu n’es pas bon, tu es insulté.»

Ceci est une partie d’un long entretien que vous pouvez trouvé sur le site https://t.co/mltQY1cgK5

Ibrahima Kalil Kouyaté @nesta_milano224

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